Puisqu’il existe un circuit à moto permettant de visiter les principales régions vinicoles françaises, voici un premier aperçu des trésors de ces magnifiques régions françaises : la Bourgogne.
De Dijon, où les Marcs d’or témoignent encore du passé viticole de la capitale de la Bourgogne, jusqu’à Santenay, prestigieux village vigneron, la Route des Grands Crus est le fil conducteur touristique à travers les Côtes de Nuits et de Beaune et leurs Hautes-Côtes. Pas moins de 33 localités, villages ou petites villes jalonnent cet itinéraire de plusieurs dizaines de kilomètres qui associe d’innombrables possibilités de dégustations (à consommer avec modération…) et la découverte d’inestimables trésors d’art et d’histoire.
Le célèbre Hôtel-Dieu de Beaune et le château du Clos de Vougeot, lieux emblématiques de la Bourgogne, de ses vins et de son histoire, n’en sont que les jalons les plus connus. De villages en hameaux, en serpentant entre les clos prestigieux, en gagnant les plateaux des Hautes-Côtes par les combes pittoresques, vous découvrirez une infinité de lavoirs et de chapelles, de villages, de maisons vigneronnes, le tout entouré de crus à la réputation mondiale.
Car la Bourgogne est une terre qui évoque d’abord le vin sous sa forme la plus raffinée.
Mais la Bourgogne est une terre qui évoque également la gastronomie, tant cette région offre une multitude de produits d’exception.
A Dijon, par exemple, outre la moutarde, le cassis et le pain d’épice sont les spécialités incontournables de l’ancienne métropole des ducs de Bourgogne. Mariée à du vin blanc, la crème de cassis donne naissance au fameux kir, un classique de l’apéritif (ou au kir royal si le crémant ou le champagne se substituent au vin blanc) que l’on aime déguster avec des gougères, de délicieux petits choux au fromage.
Au chapitre des entrées gourmandes, la Bourgogne offre trois spécialités : l’escargot bien sûr, connu dans le monde entier pour son goût subtil (l’escargot est cuit avec une sauce persillée à base d'ail), l’œuf en meurette (œuf poché dans le vin rouge de la région) qui sait ravir les palais les plus exigeants, et enfin le jambon persillé, également appelé jambon de Pâques (la coutume voulant que l’on ne tue le cochon qu’après le 11 novembre, le jambon s’affine donc au saloir pendant l’hiver pour que les amateurs puissent enfin le savourer au cours de la semaine sainte).
En matière de viande, le bœuf du charolais arrive bien évidemment en tête. Mais il y a également l’agneau du même nom, le poulet de Bresse (volaille savoureuse qui fut l’un des premiers produits de France à bénéficier d’un AOC en 1957 et reste aujourd’hui la seule au monde). Le cochon sait aussi se mettre à l’honneur avec les andouillettes de Chalons ou encore celles de Chablis, sans omettre de citer la rosette du Morvan.
Si côté poisson, la truite reste plus ou moins la seule référence de la table bourguignonne, il est à noter que l’on trouve encore dans la région de délicieuses cuisses de grenouilles, à s’en lécher les babines… !
Quant au plateau de fromages il est clair qu’il n’a pas en Bourgogne la richesse de ses voisins d’Auvergne ou de Franche-Comté, mais il a ses vedettes telles que l’Epoisse (fromage à pâte molle au lait de vache qui est frotté au cours de l’affinage avec une solution de marc de Bourgogne), le Cîiteaux, le Saint-Florentin et autre Claquebitou. Pour terminer votre savoureux repas, vous prendrez une Flamusse, cette sorte de flan au potiron, ou encore des poires « Belles Dijonnaises » pochées au vin et servies recouvertes d’un sirop… au cassis !
Vous aimez la bonne table, vous adorerez la Bourgogne.